A Bois-Colombes l'adoption du Plan Local d'Urbanisme est en cours ; c'est une étape d'importance pour l'avenir de notre ville. C'est pourquoi j'ai souhaité m'adresser aux Bois-Colombiens par le biais d'une Lettre du Maire pour exposer les grandes lignes de ce document.
Des informations complémentaires sont disponibles sur le site de BoisColombes rubrique Bois-Colombes Pratique – Le PLU
La lettre du Maire de Bois-Colombes
Vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine
Madame, Monsieur,
Le Plan Local d’Urbanisme de Bois-colombes sera adopté dans le courant de l’année prochaine.
Bien plus qu’un document administratif, ce plan dessine le visage de notre ville pour la prochaine décennie. C’est dire l’importance de ce travail de réflexion pour la vie quotidienne et l’environnement de tous.
C’est pourquoi je tiens aujourd’hui à m’adresser à chacun d’entre vous pour vous exposer les grandes lignes du PLU.
Le Plan Local d’Urbanisme préserve ce qui fait aujourd’hui la valeur de Bois-Colombes.
Dans l’esprit du Plan d’Occupation de sols auquel il succède, le PLU protège le secteur pavillonnaire qui représente 60% de notre territoire et s’étend sur l’ensemble de la commune.
C’est un choix qui fait aujourd’hui la qualité de vie mais aussi l’attractivité de Bois-Colombes, une priorité que nous nous sommes fixée et à laquelle nous n’entendons pas déroger, quelles que soient les facilités financières dont la ville pourrait bénéficier en autorisant la densification de ce secteur. Le PLU ne se contente pas de préserver cet atout décisif, il favorise également la modernisation de l’habitat en autorisant l’adaptation des maisons aux besoins des familles. Il protège à la fois des pavillons classés jusque-là en zone plus dense, les villas, les petites avenues et les alignements les plus remarquables. Loin de restreindre le patrimoine à quelques sites exceptionnels (l’hôtel de ville ou la soufflerie qui abrite aujourd’hui l’école La Cigogne), il appréhende le paysage urbain dans sa globalité, ce qui constitue pour Bois-Colombes un facteur évident d’harmonie et de cohérence.
Le Plan Local d’Urbanisme souhaite rendre la vie quotidienne plus simple et plus agréable.
Comme chacun le sait, la voiture ne cesse de prendre une place de plus en plus grande. Il n’est plus rare de voir certains ménages posséder deux, voire trois voitures. Cette évolution a des conséquences évidentes sur le stationnement et la circulation en ville. D’autant qu’à Bois-Colombes, ces difficultés sont accrues par l’étroitesse de nombreuses rues. Dans ce domaine, chacun peut le vérifier tous les jours : le charme a son prix. Nous ne changerons pas la ville. Nous ne le voulons pas. Il nous faut composer avec cette contrainte, sans laisser imaginer des solutions miracles, mais en privilégiant des mesures concrètes, chaque fois que cela est possible.
L’obligation de créer des stationnements et des locaux à vélo dans tous les projets de construction vise à limiter le recours à la voiture et sa présence sur la voie publique. Il en va de même lorsque nous créons des passages piétonniers (le long de la grande gare, aux abords de l’école Dolto ou encore près de l’église) ou lorsque nous prévoyons l’aménagement et la sécurisation du réseau de villas et de petites avenues.
La voiture conserve néanmoins sa place et son utilité en ville, de même que les transports en commun. La création de parkings souterrains en centre-ville, aux Bruyères, et prochainement sous le futur collège du quartier nord, s’inscrit dans cette logique. De même que le remplacement systématique des places de stationnement supprimées lors d’opérations immobilières.
Pour faciliter la circulation, le PLU prévoit par ailleurs l’amélioration des liaisons entre le nord et le centre, le centre et le sud.
Le Plan Local d’Urbanisme fait de l’économie le moteur d’un développement équilibré
En l’espace de quelques années, nous avons là aussi parcouru beaucoup de chemin. D’une zone désertée par ses entreprises, nous avons fait des Bruyères un quartier exemplaire, attractif, mêlant entreprises, commerces, habitations, espaces verts et équipements publics. L’implantation de deux grandes entreprises (Colgate-Palmolive et Aviva) constitue d’ores et déjà un tournant économique pour notre ville après une période particulièrement difficile. Nos marges de manœuvres financières s’en trouvent sensiblement améliorées. Le PLU se propose de conforter cette tendance positive. L’extension du quartier des Bruyères est un élément essentiel de cette stratégie économique. Une nouvelle étape décisive est franchie avec la construction et la vente de 65 000 m2 d’activités supplémentaires entre l’avenue de l’Europe, la rue Raoul-Nordling et la rue des Minimes. A travers le PLU, nous mettons tout en œuvre pour que cette nouvelle opération soit aussi réussie que le reste du quartier des Bruyères. Mais le PLU ne se limite ni à ce secteur, ni aux grandes entreprises, ni à un enjeu strictement financier. Le commerce est une composante également importante de l’économie locale. C’est aussi de lui que dépend l’animation et la qualité de la vie quotidienne. Nous savons tous qu’une ville sans commerce est une ville sans âme.
Là encore, il n’existe pas de solutions toutes faites mais une série de mesures concrètes qui, additionnées les unes aux autres, peuvent porter leurs fruits dans la durée. C’est ce que nous souhaitons faire en développant des cœurs de quartier autour des places Mermoz, dans le nord, de la République, dans le centre, et de la Renaissance, aux Bruyères. D’autres mesures réglementaires vont dans le même sens, comme l’interdiction de transformer les locaux commerciaux en habitations ou, a contrario, l’incitation à créer des commerces en rez-de-chaussée de nouveaux immeubles.
Le Plan Local d’Urbanisme est le reflet de l’identité de Bois-Colombes, de son histoire et de ses habitants
Depuis que vous nous accordez votre confiance, nous avons fait du respect de l’identité de Bois-Colombes la pierre angulaire de notre action et de l’écoute des Bois-Colombiens une préoccupation permanente. Les réunions publiques d’information que nous tenons chaque année participent de cette volonté, de même que les nombreuses rencontres organisées avec les riverains pour discuter des aménagements ponctuels comme des grands projets. L’élaboration du PLU obéit à la même volonté de dialogue et d’information. Outre l’exposition qui s’est tenue cet automne dans le hall de l’hôtel de ville, la réunion régulière de la commission extra-municipale regroupant des élus de toutes tendances, des responsables d’associations et des architectes locaux a contribué à la qualité du projet qui sera prochainement soumis à enquête publique. Mais d’ores et déjà, je crois pouvoir dire que le travail collectif que nous avons mené jusqu’à présent est une force et la preuve que l’intérêt général de Bois-Colombes peut primer sur toute considération partisane.
Le Plan Local d’Urbanisme est un volet essentiel d’un projet plus vaste
Faire de Bois-Colombes l’une des villes les plus agréables des Hauts-de Seine, telle est notre ambition et le fil conducteur de notre action. L’urbanisme, bien entendu, en est un aspect important qui trouve sa traduction dans le PLU mais aussi dans les projets que nous développons. Ce que nous avons fait pour le sud et le centre-ville, nous souhaitons le faire pour le nord en accordant la même importance à la qualité du mobilier urbain et des espaces publics, aux équipements et aux commerces de proximité. La réalisation du quartier des Bruyères va se poursuivre. La réhabilitation de la salle Jean-Renoir ainsi que le projet de création d’une passerelle permettant de relier directement le quartier de la gare au centre aquatique vont aussi dans le sens d’une action forte en faveur du centre-ville. Quant à la valorisation du quartier nord, elle est désormais engagée avec l’aménagement de la place Mermoz, la reconfiguration du marché et la réhabilitation du square Amiral-Courbet. D’autres réalisations sont planifiées : le regroupement de la mairie de quartier, de la bibliothèque Jacques-Brel et de l’agence postale, la construction d’un second collège et d’un commissariat, la transformation du gymnase Albert-Smirlian en centre omnisports, la création sur l’espace Le Mignon d’un nouveau centre de tennis, l’acquisition de terrains pour l’agrandissement futur du square Pompidou ou encore la résorption de l’habitat dégradé et de la requalification de l’avenue d’Argenteuil. Toutes ces mesures, vous le savez déjà, font partie d’un vaste projet de valorisation du quartier nord.
Le Plan Local d’Urbanisme consolidera l’image positive dont jouit Bois-Colombes aujourd’hui
L’image de Bois-Colombes a beaucoup changé ces dernières années. Nous étions hier une ville sur le déclin, nous connaissons aujourd’hui un renouveau qui se manifeste aussi bien dans le retour des entreprises que dans l’engouement des jeunes ménages pour notre ville. Encore une fois, le cadre de vie — récemment distingué par l’obtention d’une première fleur au concours régional des villes fleuries —, mais aussi la convivialité qui préside à la vie sociale de notre commune, jouent ici un rôle déterminant. Après des années difficiles liées au départ d’Hispano-Suiza, la gestion de notre commune recueille l’avis favorable du trésorier payeur général, un avis qui nous encourage à persévérer dans la voie de l’auto-financement et de la stabilisation des impôts.
Une dynamique prometteuse d’avenir se dessine. Nous nous y étions engagés et c’est ce que nous faisons ensemble aujourd’hui.
Je vous souhaite d’ores et déjà de bonnes fêtes de fin d’année et vous adresse mes vœux les plus sincères.
Bien cordialement,
Yves Révillon
Maire de Bois-Colombes
Vice-Président du Conseil général des Hauts-de-Seine
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